Gilbert Villard et Jean-Paul Studer, du groupe de presse de l'Association neuchâteloise des médecins omnipraticiens (ANMO), motivent leur adhésion à la solution de la caisse unique. La LAMal, entrée en vigueur il y a dix ans, se voulait une loi sociale, assurant à tous la meilleure qualité de prise en charge en cas de maladie. Elle devait aussi permettre un contrôle des coûts en recourant au principe de la concurrence, principal facteur de régulation dans l'économie de marché. Tout en rendant l'assurance maladie obligatoire, elle maintenait les primes par tête, comme lorsque l'assurance était volontaire.

D'année en année les primes ont augmenté (70%), plus vite que les dépenses de santé (40%). Elles sont un impôt individuel dont la charge devient insupportable pour les familles, les bas revenus, les sans-travail. Les subsides soulagent les assurés à revenu modeste tout en chargeant les finances publiques.

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